Posts Tagged ‘Gaziantep

05
Déc
08

Hôtels à Gaziantep

A Gaziantep, j’ai séjourné à l’hôtel ANIT. Deux étoiles, très propre, personnel aimable (sauf le petit déjeuner, mais copieux).

L’hôtel est situé près du centre-ville, sur boulevard Ataturk (n°81). La single est à 40 YTL et la double à 65 YTL, petit déjeuner compris.  (téléphone 0.342.220.96.56, mail : anithotel@yahoo.com).

En visitant la citadelle, j’ai aussi découvert cet hôtel de charme : le Kale Evi. Les suites sont magnifiques, à même le mur de la citadelle, le mobilier plus contestable, mais cossu. La chambre simple ne coûte que 65 YTL et la double 90 YTL. (téléphone 0.342.231.41.42)

Le réceptionniste est en plus mignon…

une chambre du Kaleevi

le réceptionniste du Kaleevi

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04
Déc
08

Effarement

l'effarement

Je prenais des photos de cet artisan, à Gaziantep, près de la citadelle.

Soudain il a relevé la tête, et m’a offert ce visage effaré, d’une générosité bouleversante.

Je fais des photos pour ces instants là, qui font écho.

03
Déc
08

L’atelier

Après une journée consacrée à la vieille ville, la citadelle et les rues à l’entour, je décide de retrouver les terrains de football où la veille, en arrivant à Gaziantep, j’avais reperé des entraînements. Il me faut donc m’engager vers le sud de la ville. Ces stades aperçus depuis la navette qui me menait de l’aéroport au centre-ville, se révèlent beaucoup plus éloignés que ne ne croyais. Je dois donc m’avancer dans les faubourgs de la ville, alors que le soleil commence à décliner.

Sur mon chemin, je croise deux hommes jeunes assis sur des tabourets. Ils fument et attendent je ne sais quoi. Par ennui, désoeuvrement, ou curiosité, l’un d’eux m’adresse la parole. D’où je viens, ce que je fais ici, etc. Je réponds que je vais vers les stades. Ils me demandent de les prendre en photo, ce que je fais volontiers – deux clichés pas très réussis où le soleil rasant et les arbres en face de nous, dessinent tout un jeu d’ombres, en peau de léopard, sur leurs visages.

Mehmet, le moustachu, m’invite à le suivre et je descends avec lui et tout mon matériel au sous-sol d’une grosse structure en béton. Je me demande ce qu’il veulent de moi et où ils m’emmènent ; une vague inquiétude me trouble à mesure que je descends les marches, docile à leur invitation.

En bas de l’escalier, je découvre une pièce de 3 ou 400 m², d’un seul tenant, et sur le quart de cette surface éclairée au néon blanc, des machines à coudre, une scie à textile et d’autres matériels que je ne reconnais pas. Je suis dans un atelier de confection.

Dans cet atelier désert, nous partagerons un thé, une cigarette

Dans cet atelier désert, nous partagerons un thé, une cigarette

Okkes et Mehmet m’expliquent que l’atelier est vide, que depuis dix jours, il n’y a plus de travail, et qu’ils sont là seulement pour garder le matériel, les autres ouvriers restant chez eux.  Ils me montrent les chaussons souples qu’ils fabriquent. Ils expliquent comment ils les produisent. Et puis, parce que même en des temps difficiles de chômage technique, il faut continuer à accueillir l’étranger, ils font du thé et m’offrent une clope.

Je sens qu’il leur est important de témoigner, de faire part de leurs problèmes, et de la détresse qui jour après jour s’installe. Ils s’avancent à des explications : la Chine, l’Euro, la crise. Je devrais me contenter d’écouter, mais je me sens confusément coupable de ma prospérité. Je leur dis que moi aussi j’ai travaillé sur ces matériels, autrefois, dans un atelier de confection de nappes, et dans un autre de confection de guirlandes publicitaires. Je leur serre les mains, les épaules, comme si je devais personnellement compenser par la fraternité proposée, la dureté du monde, et puis je prends congé d’eux.

Je reviens une demie-heure après, le sourire aux lèvres, avec deux gros poulets, et du soda et des friandises dont je me doute que leurs enfants (quatre chacun) sont friands. Ils sont surpris, ravis, et décident de m’accompagner au stade, après avoir déposé la nourriture chez eux.

On finira, en fait, la soirée ensemble autour d’une bière, de deux bières… en refaisant le monde, assez tard dans la nuit.

Mehmet, inquiet, doux et beau

Mehmet, inquiet, doux et beau




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