Archive for the 'Ville' Category

09
Août
09

Dans les rues de Diyarbakir

Capitale du Kurdistan de Turquie, Diyarbakir n’offre pas seulement au voyageur ses monuments historiques. Les rues étroites de la ville, intra-muros, dévoilent une vie modeste et vibrante. Découragé par la police turque m’a averti des risques que j’encourais, j’ai néammoins poursuivi mes errances, toujours accueilli avec gentillesse et bienveillance.

Maison à Diyarbakir

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07
Août
09

Nusaybin, à la frontière turco-syrienne

Nostalgique de mon voyage en Syrie, je m’arrête sur la route qui me mène de Cizre à Diyarbakir dans la ville frontalière de Nusaybin. J’espère y trouver l’ambiance syrienne, comme celle que j’avais connu à Raqqa… Las, je m’étais sans doute trompé de lieu. Quelques photos, quand même…

05
Août
09

Cizre, ville-diesel

Cizre profite pleinement du boom des échanges avec l’Irak voisin.

Dernière « grande ville » avant l’unique poste frontière ouvert entre les deux pays, Cizre est traversée par un flux permanent de poids-lourds. L’atmosphère en été (42°C) est suffocante. Toute l’activité semble tournée vers les poids-lourds, le carburant, les pneus… mais dans les rues, les gosses jouent plutôt au baby-foot – un modèle bon marché inventé par un menuisier de la ville et qui fait fureur.

le bureau d'un revendeur de gas-oil

05
Mai
09

Kars, confins désolés de la Turquie moderne

La citadelle et le Karsçay

On ne visite pas Kars sans être porté ici par une empathie de voyageur. On va si loin, pour si peu. Aux confins de la Turquie, cette ville respire la tristesse et l’hiver (3° C ce matin-là) –  on se rappellera le très beau roman d’Orhan Pamuk, Neiges, dont l’action se situe ici et dont, par exemple, on retrouvera avec bonheur la gazette et sa vieille imprimerie, sur Faik Bey Cad..
Le pèlerin de Kars va vers un nulle-part bouleversant.

Bien sûr, on pourra visiter la citadelle, les hammams en ruines ; on observera les vieilles maisons russes à l’abandon, et l’église arménienne rénovée.

Mais on se frottera, plus que partout ailleurs en Turquie, à la mélancolie et à quelque chose de discrètement poétique – pour qui ne cherche pas dans le voyage une succession de satisfactions, mais plutôt la perte et l’abandon.

Côté pratique, je préfère l’hôtel Oz Karvansaray récemment rénové (chambre double à 40 YTL) ; je prends mon petit déjeuner au Khavalti Salonu – on y retrouve chaque matin les soldats venus se restaurer d’oeufs brouillés, de fromage, de miel et d’olives noires – au fond de la « galerie » dont l’entrée fait face à l’hôtel (éviter la patisserie moderne également en face de l’hôtel mais dont l’entrée est sur la rue, l’accueil peut y être détestable et l’addition gonflée). Le soir, plutôt que le restaurant Ocakbasi (prononcer Odjakbazè), correct mais trop « sans surprise », je recommande le Semazen, dans la même rue (Ataturk Cad.). La spécialité d’agneau cuit à l’étouffé est inoubliable, même si le décor est quelconque (compter 10 YTL par personne).

04
Mar
09

Un konak arménien à Gaziantep

Pendant que je découvre la rénovation du quartier arménien (qui fera de Gaziantep, dans quelques mois, une vraie destination touristique et culturelle), le patron d’un des cafés branchés que j’ai décrits dans un précédent post, me propose de venir découvrir un véritable konak (palais), longtemps à l’abandon et qui va bientôt être rénové… pour devenir un luxueux restaurant.
Je suis époustouflé par la splendeur des décorations intérieures, ce côté Versailles outragé par le temps, et en même temps ému : comment ne pas penser à ceux qui ont fait construire cet endroit, mais ont dû le fuir un siècle auparavant sous la menace des pogroms ?

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On a protégé les boiseries par des baches

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L'endroit sert encore d'entrepôt en attendant mieux

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Les boiseries rappellent l'Europe du tout début du XIXe siècle

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Magnifique porte ouvragée

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Quelles fêtes ont été données ici, sous ces plafonds fabuleux ?

03
Mar
09

Le quartier arménien de Gaziantep, et ses cafés branchés

De retour à Gaziantep où j’avais passé deux jours en Décembre, le hasard de mes pas me porte sur la colline au dessus de l’hôtel Anit où je ne tarde pas à découvrir l’ancien quartier arménien, qui de délaissé et moribond, est en passe de devenir le lieu branché de cette capitale régionale.

Dans les cafés et les maisons rénovés, je retrouve un peu de l’ambiance si douce d’Alep. Un orient cossu et bon enfant, lieux favoris – et abrités des regards – pour des étudiants qui viennent ici, filles et garçons, passer du temps ensemble

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Les ruelles de l'ancien quartier arménien


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Une inscription arménienne au dessus de l'entrée du Bagdat Café, ancienne demeure du Pope arménien

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La porte d'entrée du Bagdat Café

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Le poële à bois chauffe la salle du bas du café Bagdat en cet hiver rigoureux

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Un petit salon du Papirus Café

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Des étudiants refont le monde autour d'une tasse de thé

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Ces coussins accueillent le visiteur dans un petit salon discret et comme à l'abri de la ville

La joyeuse équipe du Papirus Café

La joyeuse équipe du Papirus Café

03
Mar
09

Birecik, à la courbe du fleuve

Birecik est une petite ville kurde, située à 70 kilomètres de Gaziantep, au bord de l’Euphrate. Sa pauvreté de gros bourg rural l’a en partie protégée d’une urbanisation moderne et uniforme, et ses ruelles ne manquent pas de charme. Peu de touristes s’arrêtent ici, sorte du bout du monde, à l’écart des grands flux. L’accueil des gens est formidable, et beaucoup d’habitants, immigrés de retour au pays, parlent allemand, et parfois français.

Trois petits hôtels permettent de séjourner : l’Hôtel Acar ** (compter 60 YTL la chambre double, mais résistez à la tentative de vous faire payer plus…), l’Hôtel Dogan situé à côté, modeste pension à 20 YTL sans petit déjeuner, et le motel, de l’autre côté du pont, meilleur rapport qualité-prix (40 YTL en double) mais excentré.

La citadelle domine la ville, à la courbe du fleuve (l'Euphrate)

La citadelle domine la ville, à la courbe du fleuve (l'Euphrate)

La ville se présente ainsi : un entrelac de maisons modestes, entassées, anciennes ou récentes

La ville se présente ainsi : un entrelac de maisons modestes, entassées, anciennes ou récentes

On voit fréquemment des chevaux tirant des attelages de marchandises

On voit fréquemment des chevaux tirant des attelages de marchandises

Les ibis chauves qu'on ne trouve qu'à deux endroits dans le monde. Ils nichent dans les falaises mais certains spécimens sont protégés dans une volière, à trois kilomètres en amont du fleuve

Les ibis chauves qu'on ne trouve qu'à deux endroits dans le monde. Ils nichent dans les falaises mais certains spécimens sont protégés dans une volière, à trois kilomètres en amont du fleuve

La mescid, au bord du fleuve

La mescid, au bord du fleuve

L'entrée du Hamam. L'intérieur est le plus beau que j'ai vu en Turquie, mais il me fut interdit de prendre des photos

L'entrée du Hamam. L'intérieur est le plus beau que j'ai vu en Turquie, mais il me fut interdit de prendre des photos

Sur les hauteurs de la ville, les habitants me montrent volontiers la partie trogloditique de leur maison

Sur les hauteurs de la ville, les habitants me montrent volontiers la partie trogloditique de leur maison

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Vue dans la ville

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Dans les rue animées

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Eclaircie sur le fleuve

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Vue de la mosquée

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La porte de la vieille ville

Voir également les photos de Dick Osseman.




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