Archive for the 'Ruine' Category

05
Mai
09

L’église de la ferme

Le périple s’est terminé par la visite d’une église arménienne dans un petit village à quelques kilomètres au nord d’Ani.

Yağıkesen, le village de l'Église Rouge

Malgré sa proximité, il a fallu du temps pour l’atteindre, sur une petite route devenue piste. Mais, alors que nous n’apprécions par particulièrement les ruines, c’était bien la plus belle, sinon la plus attachante de la journée.

Façade Sud-Est de l'Église Rouge

Le fermier a témoigné d’une très grande gentillesse dans son accueil ; ses enfants, excités par notre présence, nous ont accompagné tout au long de la visite.

Les enfants du fermier

La ferme, l'église, le tracteur et les enfants

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05
Mai
09

L’église d’Oğuzlu

En quittant Ani, vers le nord, notre guide nous a conduit dans le village d’Oğuzlu.


La ruine dans le village

L’église, malgré son mauvais état, reste très imposante.

L'église d'OğuzluDu petit promontoire de l’église, le panorama vers l’Arménie porte jusqu’à l’imposant massif des monts Aragats.

Le vilage d'Oğuzlu

04
Mai
09

Le monastère de Kozluca

Avant de voir Ani, Celil, notre guide, nous a fait visiter les ruines d’un ancien monastère arménien et géorgien, dans le village de Kozluca. La route est non goudronnée et s’arrête au village.

Un minaret, des maisons basses, dont beaucoup sont en ruines, quelques chevaux, des chiens et le monastère en ruine : un vague sentiment de désolation s’en dégage.
Nous faisons touristes (et nous le sommes), avec nos appareils photos.

L'église
Des enfants se sont rapprochés, et leurs mères aussi. Leur sourire nous a éclairé plus que le soleil vague et intermittent de cette journée.

Les enfants et leurs mères

Les ruines du monastèreLes ruines du monastère, gardées par les chiens, ne comportent encore qu’une partie du transept et du cœur. Mais les inscriptions sont magnifiquement conservées.

Inscriptions, et au fond, l'église

Un petit ruisseau et une maison à moitié en ruine séparent l’église du monastère. Le village se dépeuple, ici au pied du volcan éteint, loin de tout : les hommes sont partis à Kars, ou dans de plus grandes villes, chercher du travail.

Eglise et maison en ruine

04
Mai
09

Retour à Ani, ancienne capitale de l’arménie

Le sud-est du site d'Ani

Denis souhaite ardemment découvrir le site archéologique d’Ani, ancienne capitale de l’Arménie, situé exactement à la frontière entre la Turquie et l’Arménie actuelle. Nous braverons le froid de cet hiver qui n’en finit pas sur ce plateau oriental (à environ 1800 mètres d’altitude), et la grisaille qui rendra les photos moins évocatrices de la splendeur du lieu.

Nous choisissons de faire confiance à Celil Ersozoglu qui organise quotidiennement une excursion depuis Kars. Il nous en coûtera 65 YTL par personne, pour le transport sur le site, et dans trois villages où se trouvent d’autres églises arméniennes.

Celil (se prononce Djélil) est compétent, informé, parle un très bon anglais, et conduit prudemment. Un pro. Dire que j’ai trouvé cet ancien gendarme turc sympathique serait exagéré : son discours anti-russe, sa crispation à l’égard des kurdes, sa manière d’évoquer les arméniens (qui n’ont fait qu’émigrer), ou encore le distinguo appuyé entre les bons touristes (high budget) et les mauvais back-packers… tout cela me fut pénible, mais il faut bien reconnaître la qualité de la prestation. Celil peut-être joint au 05.32.226.39.66, ou bien à la réception de l’hôtel Karabagh de Kars, ou encore au restaurant Ocakbasi…

(noter, si vous êtes comme moi un « mauvais » low budget tourist, qu’un taxi à Kars se négocie 60 YTL pour une demie-journée avec aller-retour sur le site d’Ani, mais il n’y aura ni visite de villages, ni commentaire, et la conduite peut-être… sportive).

(noter également le livre Ani, capitale de l’Arménie en l’an mil – Editions des musées de la ville de Paris – disponible à la bibliothèque Trocadéro entre autres, et dont la consultation préalable peut aider à préparer la visite d’un site où l’information, sur place, est rare).

03
Mar
09

Birecik, à la courbe du fleuve

Birecik est une petite ville kurde, située à 70 kilomètres de Gaziantep, au bord de l’Euphrate. Sa pauvreté de gros bourg rural l’a en partie protégée d’une urbanisation moderne et uniforme, et ses ruelles ne manquent pas de charme. Peu de touristes s’arrêtent ici, sorte du bout du monde, à l’écart des grands flux. L’accueil des gens est formidable, et beaucoup d’habitants, immigrés de retour au pays, parlent allemand, et parfois français.

Trois petits hôtels permettent de séjourner : l’Hôtel Acar ** (compter 60 YTL la chambre double, mais résistez à la tentative de vous faire payer plus…), l’Hôtel Dogan situé à côté, modeste pension à 20 YTL sans petit déjeuner, et le motel, de l’autre côté du pont, meilleur rapport qualité-prix (40 YTL en double) mais excentré.

La citadelle domine la ville, à la courbe du fleuve (l'Euphrate)

La citadelle domine la ville, à la courbe du fleuve (l'Euphrate)

La ville se présente ainsi : un entrelac de maisons modestes, entassées, anciennes ou récentes

La ville se présente ainsi : un entrelac de maisons modestes, entassées, anciennes ou récentes

On voit fréquemment des chevaux tirant des attelages de marchandises

On voit fréquemment des chevaux tirant des attelages de marchandises

Les ibis chauves qu'on ne trouve qu'à deux endroits dans le monde. Ils nichent dans les falaises mais certains spécimens sont protégés dans une volière, à trois kilomètres en amont du fleuve

Les ibis chauves qu'on ne trouve qu'à deux endroits dans le monde. Ils nichent dans les falaises mais certains spécimens sont protégés dans une volière, à trois kilomètres en amont du fleuve

La mescid, au bord du fleuve

La mescid, au bord du fleuve

L'entrée du Hamam. L'intérieur est le plus beau que j'ai vu en Turquie, mais il me fut interdit de prendre des photos

L'entrée du Hamam. L'intérieur est le plus beau que j'ai vu en Turquie, mais il me fut interdit de prendre des photos

Sur les hauteurs de la ville, les habitants me montrent volontiers la partie trogloditique de leur maison

Sur les hauteurs de la ville, les habitants me montrent volontiers la partie trogloditique de leur maison

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Vue dans la ville

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Dans les rue animées

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Eclaircie sur le fleuve

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Vue de la mosquée

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La porte de la vieille ville

Voir également les photos de Dick Osseman.

20
Déc
08

Harput, par tous les temps

Depuis la citadelle, le panorama peut être splendide

Depuis la citadelle, le panorama peut être splendide

Le principal intérêt « touristique » d’Elazig est la ville d’Harput.

Située sur les hauteurs, à une dizaine de minutes de dolmus du centre d’Elazig (1 YTL l’aller-simple), Harput est célèbre pour sa forteresse et sa grande mosquée (Ullu Cami, et son minaret penché), ainsi que ses hammams (dont un encore en activité). Ville ancienne, de monuments et de ruines,  la ville abrite également des tombes célèbres, d’autres anonymes.

En plein hiver, j’ai dû me battre contre le brouillard, la neige, la nuit… pour réaliser ce quelques variations sur un minaret penché et ses alentours.

La forteresse d'Harput, sous le soleil d'hiver

La forteresse d'Harput, sous le soleil d'hiver

Au matin, il avait neigé...

Au matin, il avait neigé...

Le hammam

Le hammam dont le dôme est recouvert de neige.

Contre neige et nuage, le croissant musulman se dresse, résistant.

Contre neige et nuage, le croissant musulman se dresse, résistant.

La tourmente de l'hiver qui s'accroche au montagne et menace la plaine

La tourmente de l'hiver qui s'accroche au montagne et menace la plaine

La neige renforce l'impression de désolation de la petite ville de Harput.

La neige renforce l'impression de désolation de la petite ville de Harput.

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La grande mosquée d’Harput et son minaret penché.

Le fâmeux minaret penché

Le fâmeux minaret penché

Le même minaret un jour de brouillard

Le même minaret, mais pris un jour de brouillard et d'un autre point de vue.

L'intérieur de la mosquée

L'intérieur de la mosquée, splendide.

Toutes les photos que j’ai prises à Harput l’ont été de haute lutte, tant les conditions, changeantes mais toujours froides (l’hiver se conjuguait avec l’altitude)  finissaient par m’engourdir les doigts jusqu’à la paralysie.

La grand mosquée, vue générale

La grand mosquée, vue générale

Je tiens à rendre hommage à Roxanne dont les photos d’Harput, également prises en plein hiver m’ont donné le courage de poursuivre (du genre : si elle s’est obstinée, pourquoi pas moi ? – clin d’oeil camarade !).

30
Sep
08

Les remparts de la ville

Diyarbakır est ceinte de remparts qui font la fierté de ses habitants. Ces fortifications ne sont pas seulement longues, elles sont également épaisses et avec une structure complexe. Pour qui ne craint ni la compagnie des mauvais garçons, ni les chutes de pierre, il est possible d’y pénétrer, de découvrir ses couloirs et même de monter au dessus. Pour ma part, j’ai préféré rencontrer les mauvais garçons en contre-bas des murailles, car je crains… les chutes de pierres.
Autrefois de nombreux restaurants s’étaient adossés à la muraille. Il y a une dizaine d’années, la municipalité a entrepris de rénover l’ensemble, et de détruire les cahutes « restaurants » afin d’y installer des jardins.
On s’y promène de jour comme de nuit.

Vue des remparts sous le ciel menaçant

Vue des remparts sous le ciel menaçant




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