Archive for the 'Informations pratiques' Category

10
Août
09

Hôtel Kaplan, un bon plan à Diyarbakir

Bien situé, à la porte de la vieille-ville, l’hôtel Kaplan offre un excellent rapport qualité-prix. C’est propre, bien équipé (salle de bains, tél., clim., frigo, télé) et l’atmosphère un rien rétro est charmante.

40 YTL en single, 60 en double, 100 en quadruple – petits-déjeuners compris.

hall de l'hôtel Kaplan

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05
Mai
09

Kars, confins désolés de la Turquie moderne

La citadelle et le Karsçay

On ne visite pas Kars sans être porté ici par une empathie de voyageur. On va si loin, pour si peu. Aux confins de la Turquie, cette ville respire la tristesse et l’hiver (3° C ce matin-là) –  on se rappellera le très beau roman d’Orhan Pamuk, Neiges, dont l’action se situe ici et dont, par exemple, on retrouvera avec bonheur la gazette et sa vieille imprimerie, sur Faik Bey Cad..
Le pèlerin de Kars va vers un nulle-part bouleversant.

Bien sûr, on pourra visiter la citadelle, les hammams en ruines ; on observera les vieilles maisons russes à l’abandon, et l’église arménienne rénovée.

Mais on se frottera, plus que partout ailleurs en Turquie, à la mélancolie et à quelque chose de discrètement poétique – pour qui ne cherche pas dans le voyage une succession de satisfactions, mais plutôt la perte et l’abandon.

Côté pratique, je préfère l’hôtel Oz Karvansaray récemment rénové (chambre double à 40 YTL) ; je prends mon petit déjeuner au Khavalti Salonu – on y retrouve chaque matin les soldats venus se restaurer d’oeufs brouillés, de fromage, de miel et d’olives noires – au fond de la « galerie » dont l’entrée fait face à l’hôtel (éviter la patisserie moderne également en face de l’hôtel mais dont l’entrée est sur la rue, l’accueil peut y être détestable et l’addition gonflée). Le soir, plutôt que le restaurant Ocakbasi (prononcer Odjakbazè), correct mais trop « sans surprise », je recommande le Semazen, dans la même rue (Ataturk Cad.). La spécialité d’agneau cuit à l’étouffé est inoubliable, même si le décor est quelconque (compter 10 YTL par personne).

04
Mai
09

Retour à Ani, ancienne capitale de l’arménie

Le sud-est du site d'Ani

Denis souhaite ardemment découvrir le site archéologique d’Ani, ancienne capitale de l’Arménie, situé exactement à la frontière entre la Turquie et l’Arménie actuelle. Nous braverons le froid de cet hiver qui n’en finit pas sur ce plateau oriental (à environ 1800 mètres d’altitude), et la grisaille qui rendra les photos moins évocatrices de la splendeur du lieu.

Nous choisissons de faire confiance à Celil Ersozoglu qui organise quotidiennement une excursion depuis Kars. Il nous en coûtera 65 YTL par personne, pour le transport sur le site, et dans trois villages où se trouvent d’autres églises arméniennes.

Celil (se prononce Djélil) est compétent, informé, parle un très bon anglais, et conduit prudemment. Un pro. Dire que j’ai trouvé cet ancien gendarme turc sympathique serait exagéré : son discours anti-russe, sa crispation à l’égard des kurdes, sa manière d’évoquer les arméniens (qui n’ont fait qu’émigrer), ou encore le distinguo appuyé entre les bons touristes (high budget) et les mauvais back-packers… tout cela me fut pénible, mais il faut bien reconnaître la qualité de la prestation. Celil peut-être joint au 05.32.226.39.66, ou bien à la réception de l’hôtel Karabagh de Kars, ou encore au restaurant Ocakbasi…

(noter, si vous êtes comme moi un « mauvais » low budget tourist, qu’un taxi à Kars se négocie 60 YTL pour une demie-journée avec aller-retour sur le site d’Ani, mais il n’y aura ni visite de villages, ni commentaire, et la conduite peut-être… sportive).

(noter également le livre Ani, capitale de l’Arménie en l’an mil – Editions des musées de la ville de Paris – disponible à la bibliothèque Trocadéro entre autres, et dont la consultation préalable peut aider à préparer la visite d’un site où l’information, sur place, est rare).

30
Avr
09

La maison de Pierre Loti

La maison de Pierre Loti est au nord-est d’Istanbul. Y aller à pied est long mais agréable : les bords de mer sont aménagés et presque tout le parcours peut être fait depuis Eminonu sans trop croiser de voitures (sauf pour un terrible carrefour au début).

Les abords de la maison sont complètement réaménagés, la municipalité a même fait construire un téléphérique. L’endroit est devenu très populaire, le charme a un peu disparu.

La maison de Pierre Loti

Les aménagements autours de la maison de Pierre Loti

Mais le grand plaisir a été le retour en vapour : fraicheur de l’eau, thé et paysages…

Vers le centre d'Istanbul

04
Mar
09

Un konak arménien à Gaziantep

Pendant que je découvre la rénovation du quartier arménien (qui fera de Gaziantep, dans quelques mois, une vraie destination touristique et culturelle), le patron d’un des cafés branchés que j’ai décrits dans un précédent post, me propose de venir découvrir un véritable konak (palais), longtemps à l’abandon et qui va bientôt être rénové… pour devenir un luxueux restaurant.
Je suis époustouflé par la splendeur des décorations intérieures, ce côté Versailles outragé par le temps, et en même temps ému : comment ne pas penser à ceux qui ont fait construire cet endroit, mais ont dû le fuir un siècle auparavant sous la menace des pogroms ?

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On a protégé les boiseries par des baches

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L'endroit sert encore d'entrepôt en attendant mieux

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Les boiseries rappellent l'Europe du tout début du XIXe siècle

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Magnifique porte ouvragée

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Quelles fêtes ont été données ici, sous ces plafonds fabuleux ?

03
Mar
09

Le quartier arménien de Gaziantep, et ses cafés branchés

De retour à Gaziantep où j’avais passé deux jours en Décembre, le hasard de mes pas me porte sur la colline au dessus de l’hôtel Anit où je ne tarde pas à découvrir l’ancien quartier arménien, qui de délaissé et moribond, est en passe de devenir le lieu branché de cette capitale régionale.

Dans les cafés et les maisons rénovés, je retrouve un peu de l’ambiance si douce d’Alep. Un orient cossu et bon enfant, lieux favoris – et abrités des regards – pour des étudiants qui viennent ici, filles et garçons, passer du temps ensemble

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Les ruelles de l'ancien quartier arménien


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Une inscription arménienne au dessus de l'entrée du Bagdat Café, ancienne demeure du Pope arménien

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La porte d'entrée du Bagdat Café

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Le poële à bois chauffe la salle du bas du café Bagdat en cet hiver rigoureux

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Un petit salon du Papirus Café

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Des étudiants refont le monde autour d'une tasse de thé

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Ces coussins accueillent le visiteur dans un petit salon discret et comme à l'abri de la ville

La joyeuse équipe du Papirus Café

La joyeuse équipe du Papirus Café

19
Déc
08

Elazig, côté pratique.

Qu’on arrive par la route et l’otogar, par le train ou par l’avion, il faut de toute manière rejoindre le centre-ville – loin – où se trouvent tous les hôtels et la plupart des restaurants. On gagne du temps en demandant la poste (PTT Meydena) dans le dolmus.  Je précise que de tous les accès, c’est l’otogar qui est le plus « galère », très loin du centre-ville et mal relié par les dolmus (il faut changer, ou marcher). La gare de chemin de fer, par ailleurs, n’est pas non plus au centre, mais on le rejoint très facilement en remontant la rue en face, tout droit en marchant pendant dix-quinze minutes. De l’aéroport, la navette THY mène directement au centre, mais c’est assez cher (7 YTL).

Toutes les accomodations comme on dit en anglais sont donc au centre-ville, dans un périmètre restreint, ce qui facilite le séjour du touriste de passage.

Devant l'objectif, la pose est figée - mais l'acceuil est sympa.

Devant l'objectif, la pose est figée - mais l'accueil est sympa.

Elazig compte de nombreux hôtels, notamment économiques (jusqu’à 5 YTL sans chauffage, ni douche). L’héroïsme ayant ses limites, j’ai choisi le Turistik Otel (41 Hürriet Cad, Elazig – 0 424 218 17 72 – tarif : 25 YTL en single, 40 en double) où je suis resté près d’une semaine : bien chauffé, pas trop bruyant, bien équipé (salle d’eau, mobilier, placards), et propre, l’hôtel n’a qu’un seul défaut (mais bien réel) : on n’y sert pas de petit déjeuner.

Pour ce dernier, j’ai pris mes habitudes à une centaine de mètres de là, près du dolmus garaj, chez Damak (Harput cad).

La façade est modeste, le lieu réputé.

La façade est modeste, le lieu réputé.

Au fond, le patriarche, généreux et drôle.

Au fond, le patriarche, généreux et plein d'humour.

Cette pâtisserie est tenue par une famille très sympa, le thé y est réconfortant et les gâteaux bons. On s’en tire pour 2 ou 3 YTL le petit déjeuner (thés et patisserie, ou viennoiseries turques), en fonction de ce qu’on prendra.

On peut aussi prendre un vrai khavalti turc (avec concombre, fromage, olives, omelette, pain, miel et thé) au restaurant Orjin (Valifahribey caddesi) pour 5 YTL.

Orjin est l'un des restaurants qui 'marchent' le mieux à Elazig

Orjin est l'un des restaurants qui 'marchent' le mieux à Elazig

Je précise que ce restaurant fut mon repère (plutôt pour dîner) : un peu plus cher que les kébabs alentours, avec une décoration qui rappelle plus la banlieue de Hambourg que les splendeurs ottomanes, ce restaurant m’a tout de même beaucoup plu parce que j’y ai retrouvé de ‘vrais’ plats (et pas seulement des grillades). En particulier, je conseille le haslama, qui est un genre de pot au feu où un carré d’agneau remplace notre pièce de boeuf – mais tout ce que j’ai goûté chez Orjin était entre le bon, le très bon et le délicieux. Le service est en plus tout à fait extra (il me fait un peu penser à l’esprit ‘Chartier’ à Paris). On dîne copieusement pour une dizaine de livres (mais on peut aussi se contenter d’une soupe et d’un kuneife pour 6 YTL).

on mange ici des plats turcs traditionnels.

La déco... contestable mais 'modern' ne doit pas induire en erreur : on mange ici des plats turcs traditionnels.




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