
Bergers et moutons ont envahi la ville, en cette veille de Bayram Korban (fête de l'Aïd).
Je n’aime pas céder trop au pittoresque : il emprisonne trop mon regard, il me maintient dans la position du touriste dépaysé, consommateur d’étranges tableaux de vie, alors que j’essaie plutôt une approche de rencontres et d’empathie réciproque.
Mais la fête de Bayram korban (l’Aïd en arabe) me surprend au coeur de ce court séjour. Je la découvre à l’improviste alors que toute la ville s’y prépare avec joie et parfois même fièvre. Les kurdes sont ravis de m’en montrer toutes les facettes – je suis leur invité, le konuk. Alors, je me fais curieux.
Mais bien des photos prises ces jours-là seront aussi des portraits, des portraits émus. Je les montrerai dans mon prochain post.

Les bergers kurdes sont là. Leur noblesse attire mon regard.

La bête choisie n'est pas forcément très coopérative... ça se comprend !

Chacun veille sur son troupeau, la chaussée est méconnaissable.

Ces beaux moutons seront tous égorgés dans les jours suivants... loi de la vie, et fête rituelle obligent.

Chacun souhaite que je photographie ses bêtes. Je m'exécute de bonne grâce.

Chacun pose généreusement. Rares seront les refus.

Je suis toujours fasciné par cette présence père-fils sur mes photos.

Marché conclu !

Le froid est vif, pénétrant en cette fin d'après-midi. On se rechauffe près d'un feu. On m'offrira là un verre de thé, bienvenu.
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