Archive pour la catégorie 'MIDYAT et MARDIN'

19
fév
09

Bordeaux – Galatasaray

bord-galata1

Ce soir, c’était le match aller Bordeaux-Galatasaray. Plutôt que de rester dans ma chambre, je vais aller le voir sur grand écran dans la çayhanne d’à-côté.

On accueille le seul français présent dans la salle avec plaisir et l’ambiance est chaleureuse. Dommage que le score fût un 0-0…

19
fév
09

Foot à mardin

Fraternité foot
"L'action se torse..." comme disait E.Mitchel dans Coup de torchon

Ce 19 Février, j’assiste au match amical entre l’équipe de Diyarbakir (diyarbakirspor invités) et celle de Mardin (mardinspor). Malgré l’hiver, l’ambiance est chaleureuse.  (>>>consulter tous les articles et photos sur MARDIN)

17
fév
09

Un autre regard sur Mardin

Au lendemain de mon retour d’Irak, j’arrive à Mardin, comptant m’y reposer un peu, au moins quelques jours. Je logerai dans la ville basse et moderne.

Chaque jour, j’arpenterai les rues de la ville, tentant d’y découvrir ce qu’une première visite de la ville, en Septembre 2008, m’avait caché – loin du tourisme et de la ville-musée, les gens et les lieux dans une autre vérité, celle de leur quotidien. Ma fascination pour cet endroit n’en faiblira pas, bien au contraire. J’en publie ici quelques photos.

(>>>consulter tous les articles et photos sur MARDIN)

Les ados, après la classe

Les ados, après la classe

.

.

C'est une maison (presque) bleue, adossée à la colline...

C'est une maison (presque) bleue, adossée à la colline...

....

....

Le linge qui sèche au vent, comme un peu de l'intimité familiale qui se donne au passant, paisiblement

Le linge qui sèche au vent, comme un peu de l'intimité familiale qui se donne au passant, paisiblement

des terrasses, les inévitables antennes satellites, et puis l'infini des montagnes

des terrasses, les inévitables antennes satellites, et puis l'infini des montagnes

sur les hauteurs de la ville

sur les hauteurs de la ville

au çay evi

au çay evi

La maison modeste et étincelante

La maison modeste et étincelante

28
sept
08

Hôtels de charme à Mardin

Le terme peut surprendre et prêter à confusion : on appelle « butık otel » en Turquie, ce que nous appelons en France un hôtel de charme.
A Mardin, il y en a trois, avec des prix tout à fait raisonnables. Leur décoratıon est digne des 1001 nuits, et lorsqu’on a quitté la fraîcheur des salons orientaux, on peut goûter aux terrasses donnant sur l’immensité sereine de la Mésopotamie. On m’a dit qu’au printemps la plaine ressemble à un immense tapis où se conjuguent les couleurs des cultures…
Je recommande : « Antik TATLIDEDE », le plus bel hôtel de la ville. L’accueil de la dame est tout à fait charmant. 100 YTL en single Bed and Breakfast, 150 YTL en double, la suite 200 YTL.
(antiktatlıdede.com)
Le « ARTUKLU » est également très beau. 80 YTL en single BB, 130 en double. De nombreuses personnalités y ont séjourné. (artuklu.com)
Le « ERDOBA » est probablement moins chaleureux, mais son restaurant en terrasse vaut le détour. 90 YTL en single, 130 en double. (erdoba.com.tr)

28
sept
08

À Mardin, toujours

Des restes chrétiens ne sont pas abandonnés et la vie est dans la ville.

Deyrulzafaran Manastırı

Deyrulzafaran Manastırı - Le monastère de Mor Hananyo

28
sept
08

À Mardin, encore

Et la splendeur de ses bâtiments, de la vue.

La porte monumentale

La porte monumentale

28
sept
08

À Mardin

La vue sur la Mésopotamie est stupéfiante de beauté. La ville, toute de pierres blanches, envoute le voyageur. Mardin est une étape essentielle de tout voyage dans le sud-est de la Turquie.

La citadelle

La citadelle

Vue sur la mésopotamie

Vue sur la mésopotamie

28
sept
08

Hôtel à Midyat

Un bon hôtel à Midyat : l’hotel Demırdag. Petites chambres bien équipées et très propres. 40 YTL avec petit dej. Patron sympa.

28
sept
08

Seyhmus

Le dolmus m’a déposé dans la ville basse, banale et désolante et ma déception est si vive que j’ai presque envie de repartir immédiatement. J’ai encore, à ce moment-là, le sentiment que Bitlis aura été le moment le plus fort de mon voyage au Kurdistan turc, et que tout ce qui suivra ne me consolera pas tout à fait d’avoir dû quitter la petite ville des montagnes.

En fait, il n’en est rien, car dès que je suis monté vers la citadelle, la ville haute (si haute avec un sac à dos !), dès que le regard s’est porté sur l’immensité incroyable de la plaine de Mésopotamie, dès que j’ai aperçu les premiers bâtiments, la pierre ciselée, la lumière, alors je suis certain de vouloir rester ici un moment. Au moins pour la vue, au moins pour l’architecture. Au moins pour l’émotion touristique, aussi forte ici qu’à Isak Pasha.

La ville me réserve un autre cadeau, pourtant : la rencontre avec Seyhmous.

Ce sourire qu'il me donne, et qui s'installe. L'amitié naissante.

Il attend ce jour-là devant une banque, sur les marches, à l’extérieur. Je lui demande s’il parle anglais et s’il connaît un hôtel bon marché, il répond “oui” deux fois et m’accompagne vers cet hôtel, propre mais spartiate (Basak otel, +90 482 212 62 46, Mardin, 20 YTL en single sans petit-déjeuner)

En fait, Seymhus m’accompagnera toute la journée, se faisant mon guide, mon interprète, et avant le soir venu, mon ami – de cette évidence des rencontres, “parce que c’était lui, parce que c’était moi“.

Inlassablement et alors qu’il fait très chaud, que le Ramadan aiguise la soif, il m’emmènera visiter les recoins de sa ville natale. Il me fera ouvrir la porte des maisons et oser les ruelles du haut desquelles la vue sera si belle.

Petit à petit, en même temps qu’il dévoile pour moi les trésors de la ville, Seyhmus se raconte : il est étudiant à l’Université de Konya et va devenir ingénieur. Il est là en vacances auprès de sa famille. J’apprécie la douceur avec laquelle il pose les repères qui me feront le connaître.

En fin d’après-midi, après avoir épuisé tous les bâtiments historiques, il me propose de l’accompagner à la station météo où son meilleur ami travaille. Je le suis vers une villa des hauteurs, avec ses antennes, ses abris, et je fais la connaissance de son pote et de ses collègues dans ces bureaux vastes et vaguement désoeuvrés : l’ami est turc, les deux collègues sont kurde pour l’un, arabe pour l’autre. Mais c’est de France, de culture française dont nous parlons.

Contre toute attente, les trois collègues de la station météo de Mardin voudront savoir ce que je pense de Michel Foucault (que deux d’entre eux ont lu), et pendant une heure nous échangerons sur La volonté de savoir, Surveiller et punir, ou ses travaux sur la psychiâtrie, son rapport avec le Parti Communiste et la Gauche française, que sais-je ? Ce pays ne lasse pas de m’étonner, jamais là où on voudrait l’attendre.

Le soleil se couche, et malgré la vigueur de la discussion, chacun rentre vite chez soi pour rompre le jeûne.

Seyhmus m’emmène alors dîner chez lui, où je ferai connaissance de sa famille.

Son père me fait visiter son jardin et les arbres qu’il a plantés. Quand je lui dis que je porte le nom de cet arbre qu’il me montre-là, l’olivier, le père de Seyhmus m’affirme alors que c’est un beau prénom,

“Un beau prénom que celui qui désigne aussi un arbre” me traduit Seyhmus.

25
sept
08

À Midyat

Contrairement à Bitlis, encaissée et accrochée aux montagnes, Midyat s’étale dans l’étendue de la plaine. Bitlis est noire et sombre, Midyat est lumineuse et blanche – un blanc crayeux et doux.

La propreté de la ville surprend, les belles maisons, anciennes et rénovées, séduisent. Le bleu du ciel, méditerranéen, contraste avec l’ocre et le blanc des murs. L’office du tourisme accueille comme dans un palais…

Tout serait parfait si les rares restaurants de la ville n’étaient pas tristes comme des halls de gare désaffectés, et si le soir venu, les rues n’étaient pas désertes. Est-ce là l’influence du chiisme dont témoignent de nombreuses femmes intégralement voilées de noir ?

Je décide de partir dès le lendemain.

Les ciselures de la pierre sont remarquables
Une cour

Une cour




 

décembre 2009
L Ma Me J V S D
« août    
 123456
78910111213
14151617181920
21222324252627
28293031