Archive for the 'DOGUBEYAZIT' Category

21
sept
08

De Doğubayazıt à Van

Dimanche matin, j’ai décidé de quitter cette bonne ville de Dogubeyazit pour poursuivre mon périple Direction : Van.

Contrairement à mon habitude, j’avais négligé de repérer le lieu de départ du dolmus, et j’ai donc dû, sac au dos, passer d’un mini-car à l’autre en quête de la bonne direction (les dolmus affichent à l’avant un petit écriteau renseignant leurs destinations). Comme je ne trouvais pas, je me résolus à demander à un chauffeur. Ce dernier m’indiqua l’endroit que je recherchais d’un signe de la main, puis me pris par l’épaule : « Ne va pas à Van. Viens avec moi. Viens avec moi à Bazargan. »

Pour irréaliste que fût la proposition (je n’ai pas de visa iranien), je ne l’en trouvais pas moins terriblement romantique. Mais non pas cette fois, une autre fois peut-être…aller avec lui à Bazargan, comme en quête du Marin de Gibraltar..

Je suis donc bien parti pour Van, à 9 heures. Nous sommes arrivés environ deux heures trente plus tard.

La route passe autour du volcan Tendurek, et j’ai été abasourdi par l’énorme coulée de lave visible depuis la route. C’est tout à fait spectaculaire, et la forme préservée de la coulée donne la mesure de l’événement qui s’est produit là autrefois. Je n’ai malheureusement pas pu prendre de photos vue la place que j’occupais dans le mini-car.

Nous avons été également arrêtés par un barrage de la gendarmerie. Contrôle des papiers de tous les passagers, fouille des bagages, interrogatoire de votre serviteur. Qu’est-ce que je fais ici, me demande-t-on : « just wandering » ai-je répondu. Tout s’est terminé par un apaisant « Welcome in Turkye ».

Mon voisin, qui me pilotera après dans Van pour trouver un hôtel, finira par me dire, en même temps qu’au revoir : « We, kurdish people, you understand… » Oui, je crois que je comprends. J’espère comprendre.

21
sept
08

İşak Paşa Sarayı

À propos d’İşak Paşa

Depuis des mois, je rêvais de me rendre dans ce lieux mythique aperçu pour la première fois dans le film de Nuri Bilge Ceylan  « Les climats » (Iklimler) .

Ce palais d’un autre temps, aux confins de la Turquie et de l’Iran, et dominant l’immensité de plaines désertiques frappe l’imagination et nous transporte. Sa sobre beauté, fière, émeut. Sur place, on se dit « j’y suis bien, je ne rêve pas… ».

PRATIQUE :

On peut bien sûr prendre un taxi, individuel ou collectif, pour monter à la citadelle, ce qui permet de contribuer à l’économie locale sans se ruiner (compter 5 YTL pour un taxi individuel, aller-retour). On peut aussi monter à pieds, en marchant environ une heure depuis le centre ville (la citadelle est non seulement très visible, mais en plus bien indiquée : il est impossible de se perdre).

L’entrée de la citadelle coûte 3 YTL.

20
sept
08

Les kilims de Safet

Quand, au soir tombé, vous « ferez » la rue İşak Paşa (rue principale et piétonne) comme on « fait » les ramblas à Barcelone, c’est à dire en montant et en descendant, en y croisant les uns et les autres, en vous vous arrêtant ici pour un thé, là pour des brochettes, il est probable que vous serez un moment ou un autre abordé par un charmant jeune homme à l’anglais timide : Safet.

N’hésitez pas à vous rendre dans la boutique de la coopérative qu’il tient dans la journée : l’accueil est gentil, le thé abondant, les kilims superbes. En cédant à votre « coup de coeur » vous contribuerez aussi à l’économie de cette région délaissée.

Site Web : http://kurdishcrafts.com

L'intérieur d'un magasin

L'intérieur de la copérative

Une boutique

L'entrée de la copérative

20
sept
08

A propos de l’hôtel Urartu de Doğubayazıt

Ce n’est pas forcément le plus bel hôtel de Doğubayazıt, et comme souvent ici, on peut y constater /regretter / accepter « la déglingue » turque (genre « la poignée est cassée »),

mais c’est d’un bon rapport qualité-prix (25 YYTL la chambre single), et surtout l’équipe est absolument formidable : attentionnés, gentils, souriants, débrouillards, voilà cinq garçons qui donnent envie de revenir.

Site Web : http://HotelUrartu.com

tél : (90)472.312.72.95

La réception

La réception

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20
sept
08

Doğubayazıt

La ville est située à 35 km de la frontière iranienne, dans une plaine dominée par le mont Ararat – Ağrı Dağı – au nord.

Doğubayazıt avec le mont Ararat au fond

Doğubayazıt avec le mont Ararat au fond

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20
sept
08

De Tatvan à Doğubayazıt

250 kilomètres environ séparent Tatvan, au sud-ouest du lac de Van, de Doğubayazıt, au pied du mont Ararat. Je les ai parcourus en dolmuş, préférant la couleur locale de ces mini-bus privés à celle des grandes lignes d’autocars.

J’ai dû « changer » trois fois : d’abord à Ahlat, ensuite à Patnos, enfin à Ağri. Autant les changements d’Ahlat et d’Ağri ont été rapides et simples, autant celui de Patnos fut long, incertain… Nous sommes arrivés en plein marché et la petite ville était envahie de tracteurs rendant toute circulation compliquée et même impossible. Résultat : ma « correspondance » n’était pas là. Et personne ne parlait un mot d’anglais pour m’expliquer où attendre… ce dolmuş qui n’arrivait pas.

Personne ? Sauf qu’à Tatvan, j’avais fait la connaissance de Sinan. Bien qu’il ne parlât aucune langue étrangère, et moi très peu de turc, j’ai fini par comprendre que Sinan était un militaire fraîchement revenu à la vie civile, et il avait bien vu que j’étais un touriste légèrement égaré dans ce far-east turc. Même s’il ne faut pas en jouer (nos hôtes turcs s’en rendent très vite compte), le statut d’étranger perdu est de loin le plus confortable, et Sinan s’est fait un devoir d’attendre avec moi, de s’occuper de mes bagages, de s’enquérir de ma faim, ma soif, et même si j’avais besoin d’aller au toilettes… et tout ça, jusqu’à ce que je fusse bien installé dans le prochain dolmus (qui a bien fini par arriver). Je précise que ces attentions ont pris à Sinan une bonne heure et demie, et qu’il a fait tout cela de plein gré, sans rien en attendre en échange, seulement par sympathie (réciproque), désir et devoir de protection envers l’étranger…

Quand je pense à l’accueil que nous, touristes, recevons ici, et à celui que nous accordons aux étrangers, j’ai parfois un peu honte… d’être parisien.




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