Qu’on arrive par la route et l’otogar, par le train ou par l’avion, il faut de toute manière rejoindre le centre-ville – loin – où se trouvent tous les hôtels et la plupart des restaurants. On gagne du temps en demandant la poste (PTT Meydena) dans le dolmus. Je précise que de tous les accès, c’est l’otogar qui est le plus “galère”, très loin du centre-ville et mal relié par les dolmus (il faut changer, ou marcher). La gare de chemin de fer, par ailleurs, n’est pas non plus au centre, mais on le rejoint très facilement en remontant la rue en face, tout droit en marchant pendant dix-quinze minutes. De l’aéroport, la navette THY mène directement au centre, mais c’est assez cher (7 YTL).
Toutes les accomodations comme on dit en anglais sont donc au centre-ville, dans un périmètre restreint, ce qui facilite le séjour du touriste de passage.

Devant l'objectif, la pose est figée - mais l'accueil est sympa.
Elazig compte de nombreux hôtels, notamment économiques (jusqu’à 5 YTL sans chauffage, ni douche). L’héroïsme ayant ses limites, j’ai choisi le Turistik Otel (41 Hürriet Cad, Elazig – 0 424 218 17 72 – tarif : 25 YTL en single, 40 en double) où je suis resté près d’une semaine : bien chauffé, pas trop bruyant, bien équipé (salle d’eau, mobilier, placards), et propre, l’hôtel n’a qu’un seul défaut (mais bien réel) : on n’y sert pas de petit déjeuner.
Pour ce dernier, j’ai pris mes habitudes à une centaine de mètres de là, près du dolmus garaj, chez Damak (Harput cad).

La façade est modeste, le lieu réputé.

Au fond, le patriarche, généreux et plein d'humour.
Cette pâtisserie est tenue par une famille très sympa, le thé y est réconfortant et les gâteaux bons. On s’en tire pour 2 ou 3 YTL le petit déjeuner (thés et patisserie, ou viennoiseries turques), en fonction de ce qu’on prendra.
On peut aussi prendre un vrai khavalti turc (avec concombre, fromage, olives, omelette, pain, miel et thé) au restaurant Orjin (Valifahribey caddesi) pour 5 YTL.

Orjin est l'un des restaurants qui 'marchent' le mieux à Elazig
Je précise que ce restaurant fut mon repère (plutôt pour dîner) : un peu plus cher que les kébabs alentours, avec une décoration qui rappelle plus la banlieue de Hambourg que les splendeurs ottomanes, ce restaurant m’a tout de même beaucoup plu parce que j’y ai retrouvé de ‘vrais’ plats (et pas seulement des grillades). En particulier, je conseille le haslama, qui est un genre de pot au feu où un carré d’agneau remplace notre pièce de boeuf – mais tout ce que j’ai goûté chez Orjin était entre le bon, le très bon et le délicieux. Le service est en plus tout à fait extra (il me fait un peu penser à l’esprit ‘Chartier’ à Paris). On dîne copieusement pour une dizaine de livres (mais on peut aussi se contenter d’une soupe et d’un kuneife pour 6 YTL).

La déco... contestable mais 'modern' ne doit pas induire en erreur : on mange ici des plats turcs traditionnels.
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